Rencontre de Madame Aurélia Mandin, bénéficiaire d’Anjou Accompagnement, avec Aurélie Bazin, aide soignante.

 

Aurélia Mandin : J’ai 94 ans et j’habite à la résidence Robert Robin depuis maintenant 13 ans. J’ai travaillé 22 ans dans l’entreprise Thomson en tant que réparatrice. J’étais très engagée et j’ai toujours aidé les autres. J’avais un mari malade et un fils handicapé mental, cela demandait du temps et de la présence. Quand je travaillais, je faisais partie du syndicat, plus tard, j’ai été trésorière au club du Troisième âge. J‘étais également inscrite en tant que bénévole pour promener les personnes âgées. Maintenant c’est moi qu’on vient promener (rire).

 

Je bénéficie de vos services depuis octobre dernier. J’ai d’abord reçu les aides-soignantes qui viennent tous les matins en semaine pour m’aider à faire ma toilette. Ensuite, j’ai bénéficié de la venue des infirmiers du Centre de Soins Infirmiers de votre association qui viennent une à deux fois par semaine pour faire le pilulier de la semaine et faire des prises de sang. Depuis peu, des aides à domicile viennent aussi faire mon ménage chez moi 1 heure par semaine. Ce que j’attends des interventions, c’est du ménage et un peu d’aide.

 

La relation avec les intervenantes se passe bien, j’ai confiance en elles. Par exemple, quand mon aide à domicile vient pour le ménage, je descends dans le hall de la résidence pour qu’elle soit tranquille.  Je suis contente de voir arriver mes intervenantes car même si ça ne dure pas très longtemps, cela me permet de voir un peu de monde. J’aime bien papoter, les passages me conviennent.  En plus, elles viennent toutes avec le sourire, c’est agréable.  Je suis contente de l’aide apportée, elle répond à mes attentes et besoins. Je n’ai vraiment pas à me plaindre, tout se passe bien.

 

J’ai bien vécu le confinement parce que j’avais la visite de ma fille de Cholet tous les 15 jours, mais mes deux filles m’appelaient et m’appellent toujours matin et soir. Nous pouvions toujours descendre manger dans la salle de restaurant de la résidence donc je voyais quand même du monde. Le plus dur, ça a été à mon retour d’hospitalisation où j’ai vraiment été confinée 1 semaine. C’était très long, moi je suis bavarde, j’aime bien voir des gens et ça m’a manqué.

 

Selon moi, les métiers d’aide et de soins à domicile sont indispensables. A partir d’un certain âge, nous avons tous besoins de soins, et si ce n’est pas le cas, c’est très bon pour le mental. Nous avons besoin d’être écouté. Mais je conçois que c’est un travail qui peut parfois être dur avec certains bénéficiaires. Personnellement, mes journées seraient plus compliquées si je n’avais pas cette aide, j’en ai besoin.

 

9 mars 2021