Hervé

De chaudronnier à auxiliaire de vie sociale

En 1982 , j’ai commencé ma carrière professionnelle dans l’industrie : j’étais chaudronnier chez les compagnons. J’ai complété ma formation par un CAP et un BTS avant de réaliser mon service militaire.

Passionné par le tai chi, ma carrière professionnelle a pris un premier tournant lorsque j’ai décidé d’en faire mon métier en 1989. Enseigner le tai chi n’était pas suffisant pour couvrir mes besoins financiers alors je me suis mis à la recherche d’un second emploi compatible avec mon activité de professeur. Par relation, j’ai connu l’association. J’ai candidaté et j’ai été embauché en 1994. Les débuts étaient difficiles alors je me suis appuyé sur l’expérience de mes collègues et j’ai suivi des formations : parkinson, handicap, ménage, alzheimer, repassage, accompagnement à la fin de vie. En 2006 j’ai obtenu mon diplôme d’auxiliaire de vie sociale par validation des acquis.

 

Un métier noble et riche de sens

Je suis arrivé dans la profession par hasard mais j’y ai pris goût ! La richesse des rencontres, le fait de se sentir utile et responsable m’ont convaincu d’y rester. Je trouve qu’il y a une certaine noblesse à réaliser des actes essentiels pour des personnes fragilisées. Etre auxiliaire de vie sociale m’a appris beaucoup de choses sur la vie et m’a permis de devenir adulte.

Je suis fier de mon travail même si le regard porté par les autres sur la profession est parfois lourd à supporter. Heureusement, les choses bougent et les métiers du domicile sont mieux valorisés aujourd’hui.

 

La reconversion professionnelle : une richesse !

Je m’appuie au quotidien sur mes différentes expériences : mes années dans la chaudronnerie m’ont apporté méthode et organisation tandis que la pratique du tai chi m’a appris le sens de la pédagogie et à être en contact physiquement avec l’autre.

Aujourd’hui, je trouve qu’Anjou Accompagnement accompagne les personnes en reconversion : tutorat, formations, temps d’échanges avec les responsables et les collègues.